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l'Équipe, quotidien français et plus ancien quotidien omnisports du monde.

UN DEMI-SIÈCLE D’AVENTURE

Fils de l’administrateur de l’Auto (journal créé en 1900 par Henri Desgrange), Jacques
Goddet (1905-2000) devient journaliste, puis directeur de cette publication en
1940. Après avoir paru sous l’Occupation jusqu’au 17 août 1944, l’Auto est
frappé d’interdiction de parution à la Libération, en application des
ordonnances relatives à la presse. L’Équipe, dont le premier numéro sous sa
nouvelle appellation paraît le 28 février 1946, hérite alors du savoir-faire de
son prédécesseur, sous la direction de Goddet (1947), et tire profit de la
rapide disparition de ses concurrents directs (l’Élan, le Sport).

UN JOURNAL ENGAGÉ DANS LA VIE SPORTIVE

Jacques Goddet poursuit la politique d’Henri Desgrange, qui recoupe, d’une façon générale, celle de la presse sportive dédiée au développement d’événements sportifs. Ainsi, c’est à la
rédaction de l’Équipe que naît, en 1954, l’idée d’une Coupe d’Europe réunissant
les plus grands clubs de football, projet à partir duquel sont posés en 1955 les
premiers fondements de la future Coupe de l’UEFA (voir coupes d’Europe). Le
journal lance également la Coupe d’Europe de basket et la Coupe du monde de ski.
L’Équipe adopte en outre la pratique — très en avance sur son temps — du mécénat
sportif : c’est ainsi qu’en offrant un emploi de linotypiste à Michel Jazy, le
journal permet au coureur à pied de poursuivre une carrière internationale. Dans
la même perspective, Goddet exploite la piste cycliste du Vel’ d’Hiv jusqu’à sa
fermeture en 1959 ainsi que l’ancien Parc des Princes jusqu’à son expropriation
en 1965. Il comprend aussi que l’avenir de la presse sportive passe par des
accords avec la télévision ; c’est pourquoi il crée, avec Raymond Marcillac, le
magazine de reportages sportifs les Coulisses de l’exploit (à partir de 1961),
calqué sur le modèle du magazine d’informations Cinq Colonnes à la une.


UN JOURNAL DE STYLE

La réussite de l’Équipe tient au fait qu’il a su trouver pour certaines de ses chroniques des plumes d’une qualité exceptionnelle, dont celle de Paul Morand, d’Yvan Audouard et surtout d’Antoine
Blondin. De 1954 à 1983, ce dernier incarne parfaitement les aspirations
littéraires de certains rédacteurs du quotidien, en rédigeant des chroniques ou
en devenant envoyé spécial lors de nombreuses manifestations, notamment sur le
Tour de France, dans l’organisation duquel le journal est partie prenante.


UN TITRE SOLIDE

L’Équipe est racheté en 1965 par Émilien Amaury, déjà P.-DG du Parisien libéré et propriétaire d’une petite nébuleuse de périodiques sportifs tels France Football, Judo et Cyclisme Magazine. L’Équipe voit alors son succès grandir, fait remarquable dans un contexte où la presse
quotidienne souffre d’une baisse continue de son lectorat. Si le tirage baisse
de 313 000 exemplaires à 223 000 en 1981, il remonte par la suite jusqu’à 407
000 exemplaires (en 1998). Les éditions du lundi et du samedi (cette dernière
étant accompagnée de l’Équipe Magazine) dépassent régulièrement les 400 000
exemplaires, et le journal connaît des records très supérieurs au demi-million
sous la pression médiatique de certains événements : victoire de la France lors
de la Coupe Davis (1991), victoire de l’Olympique de Marseille sur le Milan AC
en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (1993) et victoires de
l’équipe de France de football lors de la Coupe du monde 1998 et de l’Euro 2000.


PRISES DE POSITION ET DIVERSIFICATION

À partir de 1989, le ton de l’Équipe change pour devenir plus engagé et plus ferme face à certains
problèmes politiques et de société auxquels le sport se trouve parfois mêlé. En
1978, le journal prend ainsi position contre le maintien de la Coupe du monde de
football en Argentine. Depuis, il défend les droits de l’homme contre les
intérêts (notamment financiers) du sport officiel. De même, le journal n’hésite
pas à évoquer la question du dopage, relancée depuis, notamment, les affaires
Ben Johnson (athlétisme) et Festina (cyclisme).

Dans le domaine purement sportif, les prises de position parfois sévères du quotidien suscitent des
malentendus, sinon des erreurs d’appréciation et de jugement. Aimé Jacquet,
entraîneur de l’équipe de France de football, adepte de la rigueur et de la
persévérance, en est l’une des plus célèbres « victimes », avant la Coupe du
monde qui a lieu en France en 1998 : vilipendé pendant deux ans pour une
tendance — jugée frileuse — à pratiquer un jeu trop défensif, il prouve d’une
certaine façon à ses détracteurs le bien-fondé de ses choix au soir de la finale
victorieuse contre le Brésil et contraint la rédaction de l’Équipe à présenter
ses excuses. Précise et rigoureuse, l’information relayée par l’Équipe séduit
néanmoins un public large, couvrant un large éventail de catégories
socioprofessionnelles.

En 1998-1999, avec Jérôme Bureau à la tête de la rédaction, l’Équipe mène une réflexion qui aboutit à la création d’une chaîne d’informations sportives en diffusion continue (l’Équipe TV). D’autre part, à l’occasion de l’exceptionnel parcours de l’équipe de France lors de la Coupe du
monde de football 1998, l’Équipe adopte le principe d’une édition dominicale,
toujours en vigueur.

UN SUCCÈS CONFIRMÉ ET RÉGULIER

Bien que les tirages aient subi un très léger tassement (407 000 exemplaires en 1998,
398 000 en 2000), depuis 1946, l’Équipe reste l’une des plus grandes réussites
de la presse quotidienne hexagonale, notamment due à la situation de monopole de
l’information omnisports en France — et ce malgré la présence de quotidiens
turfistes et une éphémère tentative concurrentielle (le Sport, 1987-1988) —,
contrairement à l’Italie par exemple, qui compte plusieurs quotidiens sportifs.
L’Équipe doit également son succès au maintien depuis 1946 de son apolitisme, à
son appartenance à un groupe solide (l’Équipe-le Parisien, avec France Football
et Vélo Magazine), mais aussi au grand professionnalisme d’une équipe affûtée
qui résiste sans difficulté majeure à l’assaut de la presse magazine sportive —
dont l’essor a été marquant depuis le début des années quatre-vingt-dix (108
titres en 1995) — et à la concurrence des pages sportives des quotidiens
d’information, plus présents sur ce terrain aujourd’hui que par le passé.


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