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Paris-Match, hebdomadaire d’information lancé en 1949.

Paris-Match Titre phare de la presse magazine populaire en France - quoiqu'à un niveau bien moindre qu'à ses débuts , Paris-Match consacre la couverture de son numéro 378 (7-13 juillet 1956) au mariage de Marilyn Monroe et d'Arthur Miller, célébré le 29 juin 1956.


Créé en 1928, repris et transformé en magazine d'information générale
illustré en 1938 par Jean Prouvost, le titre - en plein essor - cesse de
paraître pendant la Seconde Guerre mondiale. Il réapparaît dans les kiosques en
1949, sous son nom actuel, et connaît à nouveau une très forte progression. En
1976, Daniel Filipacchi en acquiert la propriété et relance le magazine à un
moment où son tirage baisse dangereusement. Paris-Match est aujourd'hui la
propriété du groupe Hachette-Filipacchi.Courtesy Everett Collection


LE FLAIR DE JEAN PROUVOST

L’histoire de Paris-Match est étroitement déterminée par celle de son premier propriétaire et concepteur : Jean Prouvost (1885-1978). Fort d’une expérience acquise avant-guerre avec
Paris-Midi (1924), puis Paris-Soir (1930), mais aussi Marie-Claire et Match, cet
industriel lance Paris-Match le 25 mars 1949 (sur les fondements de Match). Il
le définit comme « une fenêtre ouverte sur le monde ». Il y réutilise ses
recettes à succès des années trente : omniprésence de la photographie,
information en prise directe avec l’actualité, professionnalisme rigoureux,
appel aux techniques les plus pointues, grande lisibilité. Son engagement sur le
terrain lors des événements chocs a des effets attractifs auprès du lectorat :
les photographes et reporters de Paris-Match courent la planète de l’Indochine à
Suez en passant par Budapest ; en 1964, la rédaction affrète une caravelle pour
couvrir le voyage de Paul VI en Terre sainte !

Paris-Match s’impose comme l’archétype d’un hebdomadaire populaire réunissant les qualités requises pour se développer et durer, au point de devenir une des grandes réussites des
médias écrits d’après-guerre. Fabriqué sur photocomposeuse et tiré en offset
couleur, c’est d’abord un titre de photo-journalisme. Avec 25 pages de photos
(14 en quadrichromie) pour 44 pages, c’est aussi un bon magazine d’actualité qui
séduit un large auditoire. Il compte jusqu’à 1,8 million de lecteurs en 1958,
puis se stabilise entre 1,3 et 1,5 million jusqu’en 1970.

UN INDÉTRÔNABLE

Au cours des années 1970-1980, le devoir d’adaptation
au marché, déterminé à la fois par la crise de la presse (Paris-Match ne tire
plus qu’à 800 000 exemplaires en 1974) et la concurrence de l’audiovisuel (de la
télévision surtout) l’obligent à quelques réajustements. Entré dans le groupe
Filipacchi (aujourd’hui Hachette Filipacchi Media) en 1975, Paris-Match évolue :
sous la direction de Roger Thérond, puis (à partir de mai 1999) d’Alain
Genestar, il reste un illustré d’information aux grandes qualités intrinsèques
(avec un recul des enquêtes cependant), mais il devient aussi un titre people,
légitimé par sa capacité à publier des scoops sur le show-business, le personnel
politique et les têtes couronnées. Ce viatique permet de résister à une
concurrence accrue tout en répondant aux aspirations d’un public de plus en plus
friand de presse à scandales. Cette identification à la presse d’indiscrétion
(France-Dimanche, Gala, Voici, Entrevue, etc.) s’est récemment accentuée.
Paris-Match reste néanmoins un titre de référence — identifié à droite sur le
terrain politique —, et encore capable de tirer à 800 000 exemplaires environ
(825 000 en diffusion mondiale pour 1997, dont 649 000 en France ; puis un léger
recul à 782 000 en 2000).

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